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L’homosexualité n’est pas contre nature.

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A toutes les époques, dans toutes les cultures, et même dans les espèces animales (voir wikipedia), l’homosexualité a existé.
Nous divisons les êtres entre hommes et femmes, mâles et femelles, mais la réalité et  plus complexe : il y a des hermaphrodites, des femmes qui ont un physique et caractère masculins, des hommes qui ont un physique et un caractère féminins, des gens qui ont apparence physique normale mais se sentent différents intérieurement, des gens que la sexualité n'intéresse pas...
La nature déteste l’uniformité. Les espèces n’ont cessé de se multiplier, de se diversifier. Les hommes ont des couleurs de peau, des caractéristiques génétiques, des tempéraments et des envies différentes. Il y a des albinos, des roux, des nains, des gens qui aiment l’ordre et l’action, d’autres qui préfèrent la méditation, d’autres encore qui ne pensent qu’à s’amuser.
Une société prend sa force dans les qualités et les différences de chacun.
C’est aussi une loi génétique : quand un virus se développe, c’est parce que nous sommes différents que certains peuvent résister.
Ce qui est contre nature, ce sont les uniformes, les comportements imposés par les états, nos modes de consommation.
Ce qui est contre nature, c’est de ne pas regarder la nature comme elle est, mais comme certains voudraient qu’elle soit.

 

Non, toutes les religions ne condamnent pas l’homosexualité
Le bouddhisme et tous les chamanismes n’en parlent pas.
Dans le shintoïsme et l’hindouisme, les plaisirs sont même vus comme des dons de Dieu.
Seules les religions du livre font exception et, pour cause, puisqu'elle sont toutes inspirée de la même source.


Au-delà des convictions spirituelles de chacun, il est clair que les religions enseignent l’art de mieux vivre ensemble : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir…
Une partie des enseignements n’ont aucune importance spirituelle mais sont des règles d'hygiène : se laver, jeûner de temps en temps…
Une partie des enseignements sont le reflet des sociétés où elles sont nées : l’interdiction de manger du porc se justifie par les règles sanitaires des pays chauds…
Mais aussi, curieusement : l’esclavage, les châtiments corporels, la lapidation, les supplices et la peine de mort, les jeux du cirque... ne s’y trouvent donc pas condamnés. Faut-il, comme les membres de l’Etat Islamique, lire les textes anciens à la lettre, vouloir rétablir ces pratiques barbares, plutôt que comprendre l’esprit des textes religieux ? Toute ces pratiques qui nous semblent horribles aujourd'hui, faisaient partie de l'ordre des choses, orchestrées par les pouvoirs en place et validées par les populations.

A contrario, une communauté se montre toujours intraitable avec les comportements minoritaires ; à l'école nous avons tous vu comment celui qui est différent peut devenir le souffre douleur du groupe. Il faut avoir conscience que le peuple juif était nomade, qu'il ne devait sa survie qu’à une démographie soutenue ; la sexualité n'était envisagé que sous son caractère utile. Si la Bible et les textes qui en découlent, avaient été écrite dans la Grèce antique, une région plus riche et plus stable à l’époque, leurs contenus auraient été différents, et, bien sûr, l’homosexualité n’y aurait pas été condamnée.

 

Non l’homosexualité n’est pas une perversion
Une relation sexuelle entre adultes consentants ne nuit à personne.
Ce qui est mal, ce sont les relations sous la contrainte : le viol, la pédophilie, la promotion-canapé…
Ce qui est mal, ce sont les mariages arrangés de mineurs, l’ablation du clitoris, l’esclavage moderne, les privilèges des hommes au dépend des femmes…
Ce qui est mal, c’est la sexualité forcée au nom du "devoir conjugal" car cela n'est rien d'autre qu’un viol légal.
Toute personne a le droit de disposer et de faire respecter son corps et son identité.

 

Non, l’homosexualité n’est pas une maladie
Freud et ses disciples l’avaient pensé. Finalement la communauté scientifique internationale a tranché dans le sens inverse et le 17 mai 1990, l’Organisation Mondiale de la Santé a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales.
L’homosexualité n’est pas une névrose puisqu’elle n’occasionne aucune souffrance. La seule souffrance est causée par l’intolérance et la haine du reste de la société.
Partout, on répète tellement que l’homosexualité est une abomination ; certains jeunes finissent par le croire et se méprisent eux-mêmes, se suicident parfois.
L’homosexualité est juste un goût. Personne ne peut se forcer d’aimer la musique classique plutôt que le Hard Rock. De même, les désirs sexuels s’imposent à nous dès la plus tendre enfance comme une réalité indépassable.

 

Non, l’homosexualité n’est pas importée de l’occident
Dans toutes les époques, dans toutes les contrées, elle a été observée. Les temples hindouistes, les gravures japonaises les plus anciennes en apportent l’illustration et si la Torah et le Coran la condamnent c’est bien parce qu’elle était déjà pratiquée.

 

Agir pour le progrès
Une civilisation qui s’accroche à son passé, qui refuse de progresser, décline et meurt.
Les religions ont essayé d’apprendre le respect, la tolérance, quand la barbarie était la règle.
Nous devons aller plus loin, défendre la démocratie, la liberté, les droits des personnes, des plus faibles et des minorités.



05/06/2015
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